Flogging Molly / Buster Shuffle

Flogging Molly
Chant, guitare par Dave King
Violon, tin whistle, chant par Bridget Regan
Banjo, mandoline, guitare, voix par Spencer Swain
Accordéon par Matt Hensley
Guitare, chant par Dennis Casey
Basse, chant par Nathan Maxwell
Batterie par Mike Alonso

Première partie : Buster Shuffle
Chant, claviers par Jet Baker
Guitare, chant par Jimmy Stickers
Basse, chant par David Gravy
Batterie par Terry Mascall

Salle de concert L’Usine, Genève, Suisse
Produit par Live Nation (producteur, tourneur), Post Tenebras Rock (organisateur)
Concert du lundi 21 janvier 2019 à 20h30
Payé 42.00 CHF

Je connais Flogging Molly et leur rock — punk — folk celtique depuis un bon nombre d’années déjà, et j’ai eu la chance de les croiser sur scène à deux reprises : en festival à Rock Oz’Arènes en 2014 pour un concert devant un public clairsemé, puis aux Docks au début de l’été 2017 pour un show qui se place assez haut dans mon classement des plus transpirants…

Mon billet a donc été acheté très rapidement dès l’annonce de ce rendez-vous immanquable à l’Usine ! L’Usine que PTR a eu la bonne idée d’agrémenter ce soir-là (en plus de la Punk IPA disponible depuis quelques mois) de Guinness et autre whiskey histoire de coller au thème de la soirée irlandisante.

La salle étant remplie, la file du vestiaire déborde et c’est de là que je commence à entendre Buster Shuffle, quatuor londonien habitué à ouvrir pour Flogging Molly et Dropkick Murphys. Au programme, un mélange entre rock’n’roll et ska énergique au set émaillé de nombreuses reprises pour chauffer le public. Et ce sans oublier l’humour du leader dont on ne sait pas très bien si personne ne riait à ses blagues à cause de son accent ou de leur nullité (c’est un compliment) ! Ayant suivi le concert de loin, c’est un peu tout ce que je peux vous en dire…

Les énergiques Buster Shuffle sur scène, entre une petite reprise de Queen et une blague à base de fish and chips…
[photo de Denis Charmot, via sa page Facebook]

Place à la tête d’affiche donc, qui rentre sur scène avec son très sympathique leader Dave King (au chant et à la guitare acoustique). A ses côtés, passant de violon à tin whistle, sa femme Bridget Regan, toujours aussi talentueuse que peu souriante. Côté celtique, Matt Hensley assure l’accordéon alors que Spencer Swain s’occupe du banjo et autres instruments à cordes. Il s’agit d’un nouveau venu de dernière minute qui remplace le charismatique Bob Schmidt, dont le web n’est pas très clair au sujet de ce qu’il est devenu — dommage, il était particulièrement excellent…

Du côté plus punk et moins folk, Dennis Casey tient la guitare électrique, Nathen Maxwell est à la basse et Mike Alonso est installé derrière les fûts. Il me semble bien que je le voyais lui aussi pour la première fois. Après quelques recherches, le batteur original a apparemment attaqué le groupe en justice après s’être fait virer pour des raisons obscures…

King à la guitare acoustique, Casey à l’électrique et, au banjo, Swain le barbu remplace Schmidt et son habituel gilet — cravate…
[photo de Denis Charmot, via sa page Facebook]

Quels que soient les changements d’effectifs, les festivités commencent avec “(No more) Paddy’s Lament”, très bon choix d’ouverture. Place ensuite au dernier album avec la surentraînante “The Hand of John L. Sullivan”. Pour la petite histoire, John L. Sullivan est un des premiers boxeurs, dont une photo torse nu dans une pose un peu ridicule sert de meme sur Internet… Voilà, c’était l’instant culture, merci pour votre attention !

Histoire d’achever tout le monde après trois morceaux, le groupe enchaîne sur un de ses tubes (voir même son plus gros tube), “Drunken Lullabies” et sa célèbre intro au banjo.

Et voilà le reste des membres du groupe dont le toujours très énergique (et ex-skater) Matt Hensley.
[photo de Denis Charmot, via sa page Facebook]

Je parlais de la dernière sortie du groupe, “Life Is Good” (paru en 2017), celui-ci a une bonne place dans la setlist. Au programme, “Crushed” (que j’adore, malgré le fait que je sois incapable de me la sortir de la tête dès que je l’entends), “The Days We’ve Yet To Meet” et bien sûr le morceau portant le titre de l’album, que Dave King a écrit en pensant à sa mère décédée. Il manquait peut-être au concert la très sympathique “Reptiles”, sur laquelle je ferais le même commentaire que sur “Crushed”.

Les succès du groupe ne sont bien sûr pas en reste puisque, en plus de “Drunken Lullabies”, le public a pu se déchaîner sur “Requiem for a Dying Song”, “Rebels of the Sacred Heart”, “Devil’s Dance Floor”, “What’s Left of the Flag” ou encore, juste avant le rappel, la complètement folle “The Seven Deadly Sins”.

Dave King est toujours un excellent frontman !
[photo de Denis Charmot, via sa page Facebook]

Histoire de se calmer un peu entre deux titres aux rythmes endiablés typiques du groupe, la magnifique “Float” a bien évidemment été jouée. Après deux morceaux en rappel, Flogging Molly a salué tout le monde alors qu’était diffusée, comme le veut la tradition des concerts des Californiens, “Always Look on the Bright Side of Life”, collant parfaitement à l’atmosphère festive qui s’était installée. Tout aussi traditionnel, un des musiciens a rejoint le public au lieu des backstages, pour faire quelques selfies et boire une ou deux bières – toujours sympa de voir un artiste continuer à apprécier l’ambiance de la fosse !

De mon côté, j’ai dû battre le record du nombre de bières qu’on m’a renversé dessus durant un concert ce qui, ajouté à la chaleur régnant dans l’Usine, me fait une fois de plus quitter la salle bien humide et heureux d’avoir transpiré devant cet excellent groupe de scène !

Du monde, de la joie et de l’énergie ce soir là dans le public genevois !
[photo de Denis Charmot, via sa page Facebook]

Flogging Molly, groupe de scène, c’est incontestable, mais il faut aussi noter, outre leur aspect festif, la qualité générale de leurs compositions. Ce fut donc une super soirée passée à l’Usine, entouré par un public de fans sachant apprécier le concert. Ca rattrape la déception de ne pas avoir vu la tournée conjointe Dropkick Murphys / Flogging Molly s’arrêter par la Suisse romande. En espérant que le succès remporté par cette date encouragera un organisateur à lorgner (oui oui, je termine un article par une phrase contenant “lorgner” !) du côté des premiers…


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